Gestion intégrée de l’eau

Qu’est-ce qu’un bassin versant ?

Un bassin versant est une unité géographique naturelle :

– qui désigne tout le territoire drainé par un cours d’eau principal prenant sa source dans les hauteurs et s’écoulant au fond de la vallée pour rejoindre le fleuve ou la mer (exutoire), rencontrant des affluents plus petits sur son chemin selon le principe de l’entonnoir;

– dont les frontières qui forment les lignes de partage des eaux sont naturelles : elles suivent les crêtes des chaînes de montagnes avoisinantes et respectent les déplacements d’eau sur le territoire;

– divisible en plus petites unités (sous-bassins);

– qui comprend l’eau de surface, l’eau souterraine, le sol, la végétation, les animaux et les humains.

Chaque bassin versant se caractérise par différents paramètres géométriques (surface, pente), pédologiques (nature et capacité d’infiltration des eaux), urbanistiques (présence de bâtiments), mais aussi biologiques (type et répartition de la couverture végétale).

Qu’est-ce que la GIEBV ?

La gestion intégrée de l’eau par bassin versant (GIEBV) est un processus qui favorise la gestion coordonnée de l’eau et des ressources connexes à l’intérieur des limites d’un bassin versant en vue d’optimiser, de manière équitable, le bien-être socio-économique qui en résulte, sans pour autant compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux. La mise en œuvre de la GIEBV constitue un engagement majeur de la Politique nationale de l’eau, adoptée à l’automne 2002, et vise en premier lieu la réforme de la gouvernance de l’eau.

En résumé, la GIEBV c’est :

– Une approche de gestion ciblée sur l’unité hydrologique (bassin versant, sous-bassin versant), avec des échelles variables selon les problèmes à résoudre;

– Un cadre de travail coordonné et partagé pour favoriser la collaboration et la participation;

– Une démarche à long terme qui favorise le développement durable;

– Une vision intégrée qui tient compte de plusieurs dimensions de la gestion de l’eau et des écosystèmes aquatiques (environnementale, économique, sociale);

– Un processus de résolution des problèmes basé sur de solides connaissances scientifiques et historiques et sur des données fiables;

– Une approche qui privilégie la concertation des acteurs de l’eau, la conciliation des objectifs et la coordination des moyens et des actions;

– Un processus itératif et adaptatif basé sur la responsabilisation et la participation des acteurs locaux et régionaux;

– Une approche qui permet de mieux établir les priorités d’action en tenant compte des impacts cumulatifs sur le milieu aquatique.

Zone de gestion intégrée de l’eau de la Jacques-Cartier

La zone de gestion intégrée de l’eau de la Jacques-Cartier est de forme allongée et présente un axe nord-sud. La superficie totale de la zone a été évaluée à 2 618 Km2. La rivière Jacques-Cartier est l’affluent principal de la zone de gestion intégrée de la Jacques-Cartier et le cœur des activités de la Corporation de bassin de la Jacques-Cartier (CBJC). Le sous-bassin versant de la rivière Jacques-Cartier occupe, à lui seul, environ 96% (2 512 Km2) de toute la zone. De nombreux affluents s’y jettent et c’est pourquoi les usages sur l’ensemble du territoire du bassin versant nécessitent l’attention de la Corporation qui précise ses actions dans un Plan directeur de l’eau.

Plan directeur de l’eau (PDE)

Le Plan directeur de l’eau (PDE) est un document qui rassemble les éléments d’information nécessaires à la compréhension des problèmes d’ordre hydrique, environnemental ou territorial de même que les problèmes liés aux conflits d’usages vécus dans les bassins versants d’une zone de gestion intégrée des ressources en eau. Il présente aussi les solutions d’intervention envisagées, notamment en matière de protection, de restauration et de mise en valeur des ressources en eau.

Le PDE doit prendre en considération les préoccupations et les intérêts de la population, ainsi que ceux des acteurs concernés par la gestion de l’eau. Cela permet de mettre en place un mécanisme continu et permanent d’échange d’information et de participation, en plus d’être une expression juste de la vision et des priorités de ces intervenants quant au devenir des bassins versants.

Enfin, il doit proposer des actions concrètes visant la protection, la restauration et la mise en valeur de l’eau et des écosystèmes aquatiques. Il est également un guide pour les décisions qui touchent l’aménagement du territoire.

Le PDE se divise en 3 grandes sections : Portrait, Diagnostic et Plan d’action. Vous pouvez consulter le document complet en cliquant sur le lien suivant: Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Jacques-Cartier. Il est à noter que la dernière version approuvée du PDE a été réalisée en 2013, mais la majorité des informations qu’elle contient datent du 31 décembre 2012.